C’est trop de la balle

Après le taf, ça prend sa caisse, un peu serré dans son futal
C’est pas que ça a grossi des fesses à coup de pâtisseries orientales
C’est juste que ça veut démontrer les charmes de son anatomie
Même si une fois démoulé, ça a bleui

Après le taf, ça fait la teuf et qu’est-ce que c’est fier d’être un mâle
Ça ne dit pas « filles », non, ça dit « meufs » dans une explosion hormonale
C’est à celui qui dansera le mieux ou qui laissera voir quelques poils
On les entend, ils sont heureux
C’est trop de la balle

Après le taf, ça boit un peu, à ce moment-là, leur cas s’aggrave
Ça fixe une fille droit dans les yeux en lui disant : « Toi, je te kiffe grave »
Mais finalement dans un délire et dans cette ambiance musicale
Ils sont d’accord pour se le dire
C’est trop de la balle

À cet âge-là, c’est comme des oufs et la finesse, ça ne connaît pas
Pour que tu sois traitée de pouf, il n’y a qu’un pas

En fin de soirée, c’est malheureux, y en a toujours qui partent en vrille
Et qui se retrouvent, malgré eux, roulés en boules comme des chenilles
Ça ne leur donne pas un air très fin, rendus jusqu’au règne animal
Mais ça répète le même refrain
C’est trop de la balle

Après la teuf, tu vas au taf, comme c’est bizarre, t’es nauséeux
Ce ne sont pas les tequilas paf, c’est la faute au repas copieux
Tu dis encore que c’était « chanmé » même si tes cheveux te font mal
Tout le monde se rejoint pour penser
C’était trop de la balle

C’était trop de la balle